AGADIR en LIGNE

Publié avril 21, 2010 par artisana14
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le petit village d’Agadir entre dans l’histoire. Les Portugais y établissent un comptoir, défendu par la forteresse Santa Cruz de Cap de Gué. Fructueux mais bref séjour. En 1541, ils en sont délogés par le fondateur de la dynastie saadienne, Mohamed Echeikh el Mehdi. Age d’or d’Agadir. Tous les jours, les navires embarquent des cargaisons de cannes à sucre, datte, cire, peaux, huiles, épices, or… Mais Agadir décline et un tremblement de terre la détruit en 1960. " Si le destin a décidé de la destruction d’Agadir, sa reconstruction dépend de notre foi et de notre volonté ", déclara feu Mohamed V, roi du Maroc.

Reconstruite loin des zones à risques, avec des procédés antisismiques, Agadir est une accueillante ville blanche, fleurie de reposants jardins, où s’élèvent des édifices sculpturaux, l’aéroport ultra-moderne ou la poste et l’école primaire, ou encore le monumental tribunal. Près de la mosquée, les vacanciers prennent le frais, attablés aux terrasses des cafés ou flânent près des bazars. Un peu plus loin, le ballet des pimpants chalutiers offre le spectacle animé du premier port de pêche marocain. Respirer, emplir ses poumons d’air iodé, laisser l’énergie affluer, et…foncer ! Mettre le cap sur l’horizon toutes voiles bordées, enfourcher un pur-sang et galoper à brides abattues sur la plage, surfer sur la vague, prendre de la hauteur en parachute ascensionnel ou bien de la profondeur pour admirer la faune sous-marine, finir en beauté sur l’un des plus beaux parcours de golf du Maroc, le 18ème trou avec un birdy, capturer un thon dans une partie de pêche au gros au large du cap Ghir, remporter un set sur l’un des 150 tennis avant de piquer une tête dans l’une des piscines de la ville… Dans le paradis d’Agadir, les sportifs sont aux anges. Invitation au voyage. Succession de décors à couper le souffle. Cascades vertigineuses, ciel mauve au soleil couchant, champs d’amandiers en fleurs, plages sauvages à perte de vue… Villes sublimes, décalées, hors du temps. Hommes insolites, tribus ancrées dans l’histoire. Du Haut-Atlas à la plaine du Souss et à l’Anti-Atlas, tout le long de la côte Atlantique : hospitaliers, saisissants, merveilleux, inoubliables sont les chemins d’Agadir. L’aventure commence à 12 km au nord-est d’Agadir, sur la route d’Imouzzer. On entre dans le pays des Ida Ou Tanane, tribus berbères. Soudain, surplombant une palmeraie ravissante, dans un paysage dénudé, strié de plissements gigantesques, apparaît Imouzzer, la ville aux maisons blanches. Menant vers d’impressionnantes cascades qui jaillissent à plusieurs niveaux, un chemin ombragé serpente à travers les champs d’orge, les oliviers, les amandiers, refuges des tourterelles, et les arganiers, arbres qui n’existent qu’au Maroc, où grimpent les chèvres friandes de leurs feuilles et de leurs fruits… Dans la fertile plaine du Souss, défilé d’orangeraies, bananeraies et oliveraies. Puis à 11 km d’Agadir, voilà Inezgane qui, le mardi, tient son souk, fréquenté par tous les habitants d’Agadir. Après l’oued Souss et le village Aït Melloul avec la forêt d’Ademine, la route se divise en trois : vers Tiznit et le Grand Sud, vers Tafraoute par Biougra, vers Taroudant et le Haut-Atlas. Dépaysement total. A Tiznit, les habitants portent encore le costume traditionnel. Protégée par ses remparts roses crénelés, la ville a gardé son ambiance d’oasis. Le clou de Tiznit est son souk des bijoutiers, où les maîtres artisans créent, dans des lignes épurées propres aux bijoux berbères, de somptueux colliers, bracelets, parures frontales, ceintures, fibules, anneaux, broches… Pays des Ammeln, Tafraoute est blottie au coeur de montagnes de granit rose, formant un cirque naturel. C’est un site exceptionnel, étrange et grandiose au coucher du soleil quand le ciel s’embrase et rougeoie longtemps avant de se teinter de mauve. Alors les rochers flamboient et les maisons ocre pâle se fondent dans le vert des amandiers et des figuiers. Taroudannt est surnommée la petite Marrakech..A juste titre. Tout rappelle la grande reine du sud. Ses remparts de pisé, ses jardins odorants, qui occupent plus d’espace que les maisons, ses souks colorés, ombragés par des claies, ses rues étroites au tracé capricieux où règne une agitation fébrile qui se décuple sous les arcades de la place Assarag et dans ses petits cafés, lieux de rencontre des Roudanis, les habitants de Taroudannt. A ne pas manquer DANS LE PORT D’AGADIR Dans le premier port sardinier du monde, débordement d’activité. Des sirènes retentissent, des chalutiers multicolores accostent, des hommes burinés réparent leurs filets, les pêcheurs déchargent bruyamment des cageots de poissons frétillants, sardines, merlans, loups, mulets, thons et aussi crevettes, homards et langoustes… Pour les retrouver dans votre assiette, grillés arrosés d’un filet de citron, ou en tajines, il existe, le long du port, de sympathiques gargotes où l’on mange sur de longues tables avec les pêcheurs. CLAIR DE LUNE A TAROUDANNT Taroudannt est entourée de remparts, épais murs de pisé crénelés, abondamment bastionnés, environnés d’oliviers géants, d’eucalyptus, de palmiers. Surtout ne manquez pas le coche : la balade est magnifique et inoubliable en calèche au clair de lune. Romantisme garanti. LE SOUK AUX DROMADAIRES DE GUELMIM Tous les samedis dès l’aube, se tient le plus grand marché aux dromadaires du Maroc. Principaux acteurs : les hommes bleus, ainsi appelés car ils portent des vêtements de cotonnage indigo. SOUSS MASSA, LE PARADIS DES OISEAUX. Ouvrez grand les yeux et les oreilles. Ici, flamants roses, ibis, canards, tourterelles, hérons cendrés ne sont dérangés que par le galop des gazelles. La réserve naturelle de Souss Massa est divinement calme, féerique.

L’artisana

Publié avril 19, 2010 par artisana14
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L’artisanat marocain occupe partout une place de premier plan. Les précieux manuscrits de la bibliothèque royale ou ceux de la mosquée Qarawiyyin témoignent d’un art remarquable de la calligraphie. Les bijoux en or et en argent sont finement travaillés. Les céramiques anciennes (poterie vernissée ou faïence émaillée) présentent des décors constitués de fleurs et d’arabesques monochromes, généralement bleus, ou polychromes, aux tons bleus, bruns, verts et jaunes. Celles de Fès sont particulièrement renommées. La richesse de ce patrimoine marocain ne doit pas laisser dans l’ombre l’extraordinaire variété de l’artisanat marocain : poterie, travail du bois, maroquinerie, confection, travail des métaux, vannerie, assemblage de tapis et de couvertures. Les artisans marocains, que ce soit en milieu rural – essentiellement berbère – ou dans les villes – ils sont organisés en corporations dans les cités -, font preuve d’un savoir-faire et d’une habileté remarquables.

L ’ artisanat fait partie du patrimoine national marocain. Il est la formule d ’ un art principalement populaire maintenu au cours des décennies, conçu dans les matières d ’ origine locale, au service de la vie quotidienne. L ’ Artisanat marocain est sans doute le plus riche et le plus vivace de tout de Maghreb, il fait appel à tous les matériaux accessibles et disponibles: argile, laine, bois, cuir, métaux… L ’ assemblage de ces matériaux variés et la diversité des formes et des couleurs font que l ’ on aura l ’ embarras du choix devant des articles portant souvent un label de haute qualité.

Tapis
Sujet décoratif ou élément nécessaire ou confort quotidien, le tapis, d ’ une interminable variété, est indissociable de l ’ intérieur marocain. Si l ’ existence des tapis citadins ne remonte pas au-delà du XVIIIéme siècle, l ’ origine des tapis ruraux ou berbères se perd dans la nuit du temps. A côté des tapis rbatis, vous avez ceux du Rif, du Moyens ou Haut-Atlas qui sont les plus recherchés et les plus appréciés.

Broderies
Dans notre pays, la coutume veut que toutes les jeunes filles de bonne famille apprennent à broder dès leur tendre enfance. Dans les villes de Rabat, Fès, Meknès et Salé, de nombreuses broderies sont exécutées sur des supports différents comme les «Gandoura», les «Djellabas» ou encore sur des ceintures, le tout composé essentiellement de soie ou de voile.

Armes
Les armes ont pour fonction, à l ’ origine, la défense de l ’ homme. A une certaine époque, au Maroc comme dans certains pays, les gens en faisaient un complément obligatoire de leur tenue lors des fêtes et cérémonies. Parmi ces armes, le poignard «Khandjar» reste l ’ arme traditionnelle la plus répandue, il existe deux types de poignards: celui à lame droite portant le nom de «Sboula», et celui à lame courbée appelée «Koumiya». Comme il existe aussi d ’ autres formes traditionnelles, à priori les fusils «Mokahla» accompagnés de poudrières, portées en bandoulière, ou sabres «Sif». Tous ces articles peuvent être personnalisés et modifiés chez un orfèvre, soit par incrustation de pierres précieuses, soit par des gravures sur cuivre ou argent.

Dinanderie
En dehors du fer forgé, les artisans du métal emploient particulièrement le cuivre, le laiton ou le bronze. Parmi les articles les plus connus et les plus appréciés, nous avons: plateaux, lanternes rehaussées de verre coloré, chandeliers en cuivre, cendriers ou encore heurtoirs de portes sous forme de Khmissa ou main de Fatma.

Bijoux
Colliers, boucles d ’ oreilles, ceintures, anneaux de bras et de pied…, les femmes marocaines sont comblées. Soudés, ciselés, niellés, cloisonnés, rehaussés de corail ou de pierres précieuses, les bijoux ont longtemps été, dans notre pays, le domaine réservé des artisans juifs. En ville, l ’ or a la préférence, il est façonné de longue date à Fès, Meknès, Rabat, Tanger, Marrakech, et dans le nord à Tétouan et Tanger où il est destiné particulièrement à la haute bourgeoisie. Tandis que l ’ argent, surtout travaillé à la compagne, servant en parti à la fabrication d ’ armes blanches (Tiznit, Taroudant, Essaouira), donne accès aux moins fortunés et aux campagnards.

Maroquinerie
Le Maroc, pays du cuir possède mille et une façons de travailler le cuir tout en appliquant les règles de la tradition ancienne. Parmi les innombrables objets que le touriste peut acheter: poufs, sacs, porte-monnaie, selles d ’ apparat (devenues surtout décoratives) et autres créations modernes telles que porte-documents ou garnitures de bureau.

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Artisanat utilitaire né il y a plus de trois mille ans, la céramique devient un art des plus subtils lorsque les potiers de Fès, formés par des maîtres venus d ’ Espagne au IX ème siècle, affinent leur technique et développent un sens élaboré de l ’ ornementation. A part les assiettes aux multiples dimensions et aux couleurs très variées, vous trouverez dans les souks, une panoplie d ’ articles tels que des services à café, des soupières ou des vases, découlant ainsi d ’ un savoir-faire sans pareil.

Bois
Le Cèdre de l ’ Atlas, le Thuya et le Citronnier sont souvent utilisés pour réaliser des coffres ou des berceaux souvent peints de couleurs vives, ainsi que certains éléments décoratifs tels que des Moucharabiehs (en bois de cèdre), sujets constitués par des petits éléments assemblés pour former des géométries savantes. Par contre, pour la marqueterie et les incrustations, ainsi que pour la fabrication des petits objets, on emploie d ’ autres essences comme l ’ Acajou ou le Noyer.


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